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MONACO |
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KLASEN Peter
Né le 18 Aout 1935 à Lübeck en Allemagne
1955 Il entre à l'école des Beaux-arts de BERLIN. 1961 Apparition de l'image morcelée du corps de la femme qui va demeurer une constante dans l' oeuvre de KLASEN jusqu'en 1973. 1963 Première manifestation à PARIS chez Mathias FELS de la nouvelle tendance figurative qui tourn le dos à l'abstraction (avec BERTHOLO,REUTERSWARD, TELEMAQUE,VOSS) 1966 Première exposition personnelle chez MATHIAS FELS. 1974 Début de la série des "Enfermements". 1977 Expose aux "Mythologies quoditiennes" à l'ARC, Musée d'ar moderne de PARIS 1981 Premier voyage à New York. 1982 série des " Traces" 1985 S'installe à Vincennes dans une usine désaffectée.
Installé à Paris depuis 1959, il participe à l'exposition "Mythologies quotidiennes" au Musée d'art moderne de la ville de Paris. Son travail, associé aux artistes de la figuration narrative, a développé un itinéraire où la confrontation du corps et du monde contemporain est dure, violente.
" Klasen inquiète la perception du quotidien, identifie les contraires, rend manifeste les paradoxes de l'environnement technologique. Peut-être sommes-nous déjà passés sans nous en rendre compte, dans un univers-fiction où camions et wagons ne sont plus d'inoffensifs moyens de transport mais des lieux d'incarcération. Un oxygénateur permet-il la réanimation ou bien prive-t-il l'oxygène ? Un fauteuil dentaire : instrument de soins ou chaise électrique ? Système hydraulique, camion ou goutte-à-goutte ? Tout cela simultanément. Indécidable. Vous pensiez que la terreur résidait dans l'usage monstrueux des instruments Erreur : elle est déjà dans la forme, le médium lui-même, quel que soit son usage ou utilisation.
Dans l'hyperfonctionnalité des objets, dans l'unidimensionnalité de sa fonction, dans le primat des teintes métallisées, un univers opérationnel, inéluctable, prend corps, sorte de spectre hyperréel, vidé de toute gratuité, de tout excès, au degré zéro de la vie, de ses formes multipolaires et de ses jeux chromatiques." Gilles LIPOVETSKY_Extrait de « Sans issue », 1978
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